Le dieu pervers (Le royaume de la forêt #1)

Le dieu pervers (Le royaume de la forêt #1)❰Reading❯ ➷ Le dieu pervers (Le royaume de la forêt #1) Author Erika Sauw – Jobs-in-kingston.co.uk L empire prussien a tendu ses terres jusqu l ouest du monde, sur une immense for t o vivent quelques tribus primitives Plus loin, disent les indig nes, se trouve un peuple r put pour sa f rocit , offr L empire prussien a tendu ses terres jusqu l ouest du monde, sur une immense for t o vivent quelques tribus primitives Plus loin, disent les indig nes, se trouve un peuple r put pour sa f rocit , offrant des sacrifices humains de sombres divinit s les Juwaans On raconte aussi qu ils convoitent Sophie von Halle, la fille du comte Richard, gouverneur de la marche occidentale de l empire Elle s estime hors de danger Mais la mort de son p re, elle est Le dieu eBook Ö oblig e de quitter la cit de Dietburg et sa garnison, et court le risque d tre enlev e par les Juwaans. Cette critique fait l objet d un partenariat avec les ditions Artalys Une proposition un peu inhabituelle pour moi puisqu il s agit d un roman rotique.Sophie Von Halle est la fille du Comte Richard, proclam gouverneur de la marche occidentale de l empire prussien Condamn e suivre son p re dans ses p r grinations, Sophie vit Dietburg, un avant poste situ pr s d une immense for t o vivent les Juwaans Selon les l gendes locales, ce peuple est d une barbarie sans nom, sacrifiant des huma Cette critique fait l objet d un partenariat avec les ditions Artalys Une proposition un peu inhabituelle pour moi puisqu il s agit d un roman rotique.Sophie Von Halle est la fille du Comte Richard, proclam gouverneur de la marche occidentale de l empire prussien Condamn e suivre son p re dans ses p r grinations, Sophie vit Dietburg, un avant poste situ pr s d une immense for t o vivent les Juwaans Selon les l gendes locales, ce peuple est d une barbarie sans nom, sacrifiant des humains leurs divinit s Mais ce qui inqui te la jeune fille, c est leur roi, Beyam, qui la convoite et projette de l enlever.Sophie se sentait en s curit au milieu de la garnison prussienne jusqu au jour o son p re trouve la mort, obligeant les soldats rapatrier le corps Durant le voyage, malgr les recommandations des autochtones, la jeune fille s loigne du sentier et s enfonce dans la for t en compagnie du lieutenant Matthias Korfman L occasion tant offerte sur un plateau, les Juwaans s emparent de Sophie et la conduise devant leur roi Cependant, Beyam lui apprend qu elle n est pas destin e son propre plaisir, mais qu elle est la vierge sacr e qui sera offerte leur dieu Waris.Le dieu pervers poss de une histoire assez classique si on la consid re dans sa globalit une jeune fille vierge d sireuse de mieux d couvrir les joies de la sexualit verra ses attentes combl es mais d une mani re qu elle n aurait jamais imagin e Cependant, ce qui rend ce livre unique est la fa on dont Erika Sauw s vertue d velopper son univers.En effet, bien que versant dans l rotisme, Le dieu pervers n est pas pour autant d nu d un contexte fouill Le r cit se d roule sur trois lieux diff rents, Dietburg, la for t et la cit des dieux Le premier endroit est un village peupl d aborig nes vivants dans la simplicit et craignant les Juwaans, raison pour laquelle ils n osent s aventurer en dehors des sentiers Dietburg est d crit suffisamment longtemps pour situer les v nements, sans que cela ne devienne envahissant et inutile, puisque les protagonistes quittent rapidement ce lieu pour p n trer dans la for t Cette derni re est la preuve que l autrice ne souhaitait pas seulement crire des sc nes de sexe sans se soucier des circonstances La v g tation est d crite comme luxuriante, et le climat tropical conf re une chaleur humide faisant cho la sensualit En revanche, bien que poss dant un cadre rotique, la cit des dieux repr sente davantage la douleur que peuvent conna tre certains rapports sexuels, par le biais des sacrifices pr sents autour du temple.Ainsi, chaque lieu est le symbole de l volution prouv e par Sophie durant son p riple Jeune vierge curieuse des plaisirs charnels, elle se contente tout d abord d observer les hommes en conservant ses distances et pr f rant se concentrer les r actions de son corps aux caresses Puis, la jeune fille apprend ce qu est la sexualit avec un autre tre humain, discernant plus en d tails l anatomie masculine et son implication dans un rapport Enfin, Sophie passe de la th orie la pratique mais d une mani re peu orthodoxe.N anmoins, le coup de ma tre d Erika Sauw se trouve dans la soci t des Juwaans L autrice ne s est pas content e de placer un peuple sauvage dont la morale repose sur les plus bas instincts Les Juwaans d tiennent toute une culture fond e sur la sexualit Ces indig nes se d signent comme tant les hommes lances, servant le dieu de la vie et de la mort, Waris Selon eux, cette divinit leur permet d assurer leur descendance, mais galement de d truire leurs ennemis hommes pierres Concernant les rituels, certains villages poss dent une statue honorifique l image d un phallus, synonyme de puissance masculine et lieu de sacrifice De plus, les Juwaans ex cutent souvent des danses caract re sexuel et dans leur plus simple appareil.Leurs lois paraissent tr s tranges compte tenu de leur condition, en effet, la fid lit est une haute qualit Un acte d adult re est puni par castration chez l homme, d ailleurs, en cas de faute, la femme est toujours innocent e Un viol est sanctionn par un bannissement d une ann e, cependant s il est commis sur une femme mari e, cet acte est consid r comme une infid lit qui est donc jug e en cons quence De cette mani re, si durant son s jour chez les Juwaans, Sophie croise norm ment d hommes nus, leur sexe en rection, les lois de ces autochtones la prot gent de toutes agressions En revanche, leur traitement envers les hommes pierres demeure sans piti , les femmes servant leur plaisir avant d tre sacrifi es en l honneur de Waris.Erika Sauw a donc construit une v ritable civilisation primitive, avec des us et coutumes et un langage ayant leur logique dans un tel univers Une intention qui renforce la cr dibilit de l histoire et qui sait conserver une part de sensualit , notamment durant les explications de Beyam sur le r le que devra effectuer Sophie aupr s de leur dieu.Qu en est il de l rotisme pur Curieusement, les sc nes de sexe s av rent plut t rares et peu d entre elles sont tr s visuelles plusieurs reprises, Sophie s adonne l onanisme mais chaque fois, l action est surtout donn e titre indicatif, ne s attardant gu re sur les types de caresses que la jeune fille se procure et d crivant vaguement les sensations qu elle prouve Il s agit peut tre d une technique visant informer le lecteur de l inexp rience et la timidit de l h ro ne dans ce domaine qui, conjugu son voyeurisme, constituent son tiquette de jeune vierge.Cependant, si l analogie est louable, il est regrettable que les premi res sc nes v ritablement explicites ne soient exp riment es par Sophie qu en tant que spectatrice En effet, les relations sexuelles voqu es sont tout d abord l exhibitionnisme de Beyam et ses femmes, mais ensuite les outrages que subissent des femmes ennemies Cette dualit est la clef du r cit L autrice s efforce de nous introduire dans une ambiance sensuelle berc e par la na vet de Sophie, pour ensuite nous marteler de la cruaut et la violence symbolisant le dieu Waris.Comme expliqu pr c demment, Le dieu pervers est une repr sentation de l volution de l h ro ne Les trois quarts du livre sont avant tout ses esp rances et ses sentiments en tant que jeune vierge Ce n est qu la fin que le lecteur assiste la premi re relation sexuelle de Sophie Il est de notori t que cette premi re fois est douloureuse pour la majorit des jeunes filles, ce qui pourrait expliquer pourquoi Le dieu pervers se termine par tant de douleur, mais ce serait certainement surinterpr ter le texte, m me si cette hypoth se serait pr f rable compte tenu des v nements.D attouchements h sitants et d espionnages, Sophie s affirme en d sirant davantage de sensations, mais elle d couvre qu il existe certaines pratiques lui provoquant des hauts le c ur C est ainsi qu elle r agit face la brutale sodomie ass n e aux captives Il para t donc invraisemblable que cette demoiselle puisse appr cier en premier temps une relation incluant de la souffrance C est toutefois ce que nous sert Erika Sauw avec pas moins de trois rapports agressifs, l un d entre eux s apparentant un viol et les deux autres se r sumant des pratiques sadomasochistes Comment une jeune fille d couvrant seulement les affres de la sexualit peut elle s offusquer d un viol sodomite et quelques jours plus tard accueillir avec joie le fouet et la corde Le r cit r v le un probl me de rythme dans sa construction L autrice prend soin de nous pr senter le changement que subit Sophie mais acc l re tellement le processus qu en l espace d une journ e, le personnage devient son propre antagoniste Bien entendu, il s agit d une uvre rotique et le lecteur n esp re pas toujours y trouver une once de romantisme, mais il faut tout de m me avouer que l exp rience d un viol en guise d une premi re fois et l ajout de relations sadomasochistes ne sont pas du go t de chacun Erika Sauw nous offre comme justification l id e que la fr quentation des Juwaans a provoqu ce revirement de personnalit chez son h ro ne Cependant, cette excuse tombe l eau si l on consid re le peu de temps que la jeune fille a pass dans la for t et met jour le manque de coh rence interne.Au del du jugement moral, que nous propose Le dieu pervers comme description explicite Il est certain qu il s agit d un point purement subjectif Les sc nes sont tr s crues, l autrice ne prenant pas de gants que ce soit pour le contexte et les dialogues Cependant, si la vulgarit peut avoir un aspect excitant dans la bouche d une personne dans une telle situation, elle peut avoir l effet d une douche froide selon les termes employ s dans une description Des phrases comme Il entama un d fon age sans retenue Comme cet panchement lui parut tr s cochon ou encore Son sexe monumental tait dress comme un canon pr t cracher son feu peuvent provoquer l effet inverse que celui voulu.En outre, de telles expressions conf rent un aspect plut t amateur au livre qui contraste beaucoup trop avec la finesse des pages pr c dentes Il n est videmment pas question de les remplacer par des palabres po tiques, mais il aurait t pr f rable de ne pas verser dans des comparaisons qui pr tent davantage sourire qu faire surgir le d sir Un peu de subtilit aurait donc t la bienvenue, car apr s tout, l rotisme n est pas incompatible avec la qualit litt raire et celle ci ne doit pas tre mise au placard d s qu il s agit d crire sur le sexe.Par ailleurs, le texte souffre de nombreuses r p titions comme le fait que Sophie veuille participer aux concerts ou festivals de caresses Ces l ments exposent le souci de rapprocher des sc nes explicites de la m me nature dans le temps Dispers es dans l histoire, ces redondances seraient pass es inaper ues, mais dans de telles circonstances elles ne font qu appauvrir le r cit C est donc sur une impression d criture b cl e que l on termine sa lecture.Finalement, Le dieu pervers m rite une mention public averti et malgr cela, il n est pas mettre dans toutes les mains conscientes de cet avertissement En effet, il ne s agit pas d rotisme classique mais de sadomasochisme, avec toute la violence que cela peut impliquer, les sc nes finales pouvant faire bondir tant leur acceptation par l h ro ne semble incoh rente Cependant, Erika Sauw nous offre galement la beaut d un univers fa onn autour de la sensualit Il est dommage que la derni re vision de ce livre soit emplie de brutalit alors qu il commence avec autant de charme Un conte tr s tr s plaisant qui reprend son compte plusieurs croyances sur les peuplades tribales J ai mis un peu de temps me faire l id e qu on tait dans du fantastique et non sur l empire prussien tel que les livres d histoire en parlent Le personnage de Sophie est savoureux et j aime son c t la fois fataliste et acharn du sexe Idem j ai aussi beaucoup appr ci la partie d peignant la vie dans la tribu des Juwaans bien construite, int ressante et avec des passages un pe Un conte tr s tr s plaisant qui reprend son compte plusieurs croyances sur les peuplades tribales J ai mis un peu de temps me faire l id e qu on tait dans du fantastique et non sur l empire prussien tel que les livres d histoire en parlent Le personnage de Sophie est savoureux et j aime son c t la fois fataliste et acharn du sexe Idem j ai aussi beaucoup appr ci la partie d peignant la vie dans la tribu des Juwaans bien construite, int ressante et avec des passages un peu glauques comme je les aime ainsi que la suite dans la cit sacr e Le dieu pervers porte bien son nom et j ai appr ci les diff rentes tribulations dans lesquelles tait entrain e Sophie mais elle adore a La fin laisse le lecteur en haleine en attendant le tome 2.Ce que j aime la mani re dont l auteure a travaill la soci t tribale croyances, coutumes, et ennemis , l initiation de Sophie, le personnage du dieu Ce que j aime moins bah pas grand chose en fait, peut tre le chef du villageEn bref Une histoire tribale tr s chaude qui est d conseill e aux plus jeunes lecteurs mais que j ai beaucoup appr ci pour ma part Ma note 7 10 Quelle dr le d histoire que celle ci M lant r cit historique et invention totale, presque surr aliste.Je ne suis pas s re d avoir compl tement aim , tout en ayant t envout e.Un peu comme Sophie, jeune noble prussienne expatri e vers une contr e myst rieuse, exotique La situation g ographique floue est assez d routante Sommes nous vraiment aux confins de l Europe Prusse Orientale ou sur un autre continent Cette sorte de jungle aux m urs tribales m a rappel l poque Azt que tait ce vou Quelle dr le d histoire que celle ci M lant r cit historique et invention totale, presque surr aliste.Je ne suis pas s re d avoir compl tement aim , tout en ayant t envout e.Un peu comme Sophie, jeune noble prussienne expatri e vers une contr e myst rieuse, exotique La situation g ographique floue est assez d routante Sommes nous vraiment aux confins de l Europe Prusse Orientale ou sur un autre continent Cette sorte de jungle aux m urs tribales m a rappel l poque Azt que tait ce voulu En tout cas, le sujet est dense, et l criture int ressante Erika Sauw est en train de se cr er un univers litt raire passionnant, entre fantasmes, fantastique et sensualit.L rotisme teint de violence correspond parfaitement l univers d peint Il existe une suite aussi vite lue.Une d couverte surprenante